· Extrait n°3

Pour en revenir à la Belgique, nous pouvons commencer par apporter des réponses à certaines difficultés régionales en nous intéressant, par exemple, à cette question :
Que penseriez-vous des situations suivantes, et quelles solutions positives et constructives pourriez-vous proposer ?

A. Imaginez-vous dans la situation d’un(e) néerlandophone de la commune de Crainhem (située en Flandre, une région où la population parle majoritairement le néerlandais), qui a régulièrement entendu des discours communautaristes de proches qui ont vécu la francisation de Bruxelles ; cette francisation était entre autres due aux discriminations qui visaient les néerlandophones, sur le marché de l'emploi, par exemple.
Vous voyez de plus en plus de francophones unilingues s’installer dans votre voisinage, y compris les gérants des commerces les plus proches qui ne parlent pas du tout le néerlandais.

B. Imaginez-vous dans la situation d’un(e) francophone de la commune d’Ixelles qui a fait ses études dans une école où il (elle) était régulièrement visé(e) par des plaisanteries qui l'associaient au terrorisme, à la pauvreté et à toutes sortes de crimes. Ces associations étaient directement liées à son nom ou à ses convictions religieuses, avec une référence culturelle utilisée par les médias dans les pires contextes.
Vous avez des difficultés à trouver du travail dans une ville développée, mais où le marché de l’emploi est saturé et où les discriminations sur base de la langue nationale parlée et des origines sont courantes.

C. Imaginez-vous dans la situation d’un(e) Liégeois(e) qui a travaillé dans la sidérurgie pendant une dizaine d'années avant de perdre son poste. Cette situation a fait suite à la fermeture d'une des dernières sources d’emploi dans cette industrie locale en déclin.
Après des mois de recherche, vous ne savez plus dans quel domaine il est encore possible de vous investir et de vous former pour améliorer vos chances de trouver un poste stable.

Vous pouvez partager vos réponses et commentaires via les liens suivants :
Site Internet : www.GrandBrussel.com
Email : contact@GrandBrussel.com

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La complexité des sociétés humaines tend à croître au fil du temps. Elle résulte de l’augmentation de la population, de l’adoption de nouvelles technologies, du développement des services publics (administration, enseignement, transport public…), etc.

Lorsque les capacités d’une société ne parviennent plus à gérer cette complexité, les « secousses » se multiplient et s’intensifient. Elles peuvent être causées par un appauvrissement de la population à la suite de bouleversements sur le marché de l’emploi, par l’aggravation de problèmes sécuritaires due à un manque de contrôle des services de sécurité militaires et civiles, et par divers dysfonctionnements de l’appareil d'État.

Cette situation pousse un nombre croissant de citoyens à se questionner sur les raisons de cette détérioration, et à se mobiliser.

Certains se contentent alors de discours réducteurs, accompagnés de provocations, tels que :
- « c’est à cause » des juifs, des musulmans, des protestants… ;
- « c’est la faute » des francophones, des néerlandophones, des anglophones… ;
- ou encore, ce sont les plus démunis ou les plus fortunés qui seraient responsables de tous les maux.

D’autres prennent plutôt du recul par rapport aux préjugés qui ont conduit aux pires désastres du passé, et se concentrent sur la compréhension et l’amélioration du modèle sociétal, en passant par exemple par les étapes suivantes.

1. Une contextualisation des difficultés rencontrées, en évitant les amalgames (aussi bien ceux à connotation négative que ceux à connotation positive) et en intégrant les différences de points de vue, à l’image de la préface et du chapitre d’introduction de cet ouvrage.
2. Une adaptation de l’enseignement afin de renforcer le développement intellectuel des citoyens (en ce qui concerne l’esprit critique, les compétences linguistiques, la gestion du stress et des émotions, l’utilisation des innovations, etc.), pour qu’ils puissent apporter des réponses aux besoins d’une société moderne, multilingue et plurielle.
Ce point est étayé dans le deuxième chapitre « Individu, Apprentissage et esprit critique ».
3. Une conscientisation de la population quant à l’intérêt d’adopter des comportements plus responsables, de combattre les discriminations, et de répondre efficacement aux changements socio-économiques.
Ces éléments sont repris dans le troisième chapitre « Société, Absence de dialogue et tensions communautaires », et le quatrième chapitre « Sécurité, Mesure qui menace les droits humains et l’État de droit ».
4. Une extension des partenariats internationaux positifs, établis sur le fondement universel des droits humains, afin de relever des défis planétaires.
Le cinquième chapitre « Partenariats internationaux, Défense de la dignité humaine » traite de cette nécessité.
5. L’élaboration de solutions adéquates face aux difficultés, en faisant preuve à la fois de respect, de transparence et d’intelligence.


Il semble essentiel de dépasser les tensions qui nous affaiblissent tous pour aller de l’avant et construire un avenir meilleur, dans l’intérêt des générations présentes et de celles à venir.

L’humanité a le choix de poursuivre son aventure, en s’engouffrant dans une pente descendante marquée par la régression, l’opacité et le fatalisme… Ou en se réorientant vers une pente ascendante caractérisée par le progrès, la transparence et la prise de responsabilité.